COURT-METRAGE_ Là où les caméras de surveillance abondent – en Angleterre donc – difficile d’uriner hors-champ.
Partout, elles sont partout. Omniprésentes. 1984, ambiance Big Brother – évidemment. Dans la rue, les taxis, les boutiques, dans les fast-foods, les Subway, les commissariats, les musées, devant les belles résidences, même dans certains pubs. Bref, partout. Le Royaume-Uni compte quatre millions de caméras. Dont, approximativement, 500000 dans la seule ville de Londres. Le but : réduire la criminalité. L’objectif : atteint ? Pas sûr. Les pickpockets restent sacrément actifs. True story. Au Mc Do (Burger King, ça marche aussi), un mec s’assied à la table de derrière. Il tâtonne. Bizarre. L’attention du touriste affamé faiblit. Cool, le mec se barre. Pas cool, il se barre avec le sac à main de la dame (le téléphone portable du monsieur, ça marche aussi). « On va le retrouver, on les connaît les pickpockets » affirme l’officier Thomas. Un type sympa, pour un policier. La galère commence quand même pour le touriste : déposition, carte bleue à bloquer, laissez-passer à l’ambassade, billet d’Eurostar à réimprimer, etc.
Chaque jour, un britannique, et a fortiori un touriste, est filmé 300 fois en moyenne. La vessie pleine à ras bord, tétanisé par l’envie pressante, le badaud droit sorti du pub cherche l’endroit, idéal, un peu reculé, un petit coin pour s’alléger, se détendre et ensuite reprendre son chemin de croix éthylique. Là, les caméras l’en empêche, réveillant sa pudeur oubliée au fond de sa dernière pinte. De cette situation de surveillance permanente, certains s’amusent. Le groupe UK « The Get Out Clause » a réalisé le clip de son titre « Paper » en récupérant les images de quand ils ont été filmés – un droit. Un acte engagé ? Maybe. Paradoxalement, la vidéo a suscité des milliers de vues sur le web.
Illustration: Bansky balance sévère sur son mur.
Youtube : Le clip évoqué.
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