lundi 22 mars 2010

Bristol: Skins City

TV_ Où l'on s'amuse à reconnaître les lieux de tournage de la série dont la quatrième saison s'achève sur E4. Visite guidée behind the scene.















Dans la
vraie vie, fuir la réalité pour s'immerger dans la fiction est courant. Acte manqué? Nous partîmes en Angleterre, la ferme intention de s'installer dans la ville cool de Skins – la série plein d'ados qui font la fête et des conneries. D'entrée, dans le train, nous tombons sur une bande de jeunes, bruyants, avec un accent à couper au couteau: celui du sud-ouest en somme. À notre descente du bus, des skateurs roulent des mécaniques près du port, enchainent les tricks devant des fluos kids, et des fluo girls, admiratifs. Et nous.

Dans la série, Freddy fait du skateboard lui aussi. Séquence d'ouverture de la troisième saison: il descend, sur sa planche, à toute berzingue, Park Street, la rue principale et commerçante. Alors, on arrive sur le parvis de la Cathédrale, où la première génération d'ado de Skins (Tony, Sid, Michelle, Jal, Chris, Cassie, etc.) se réunissait pour fumer de l'herbe assis dans le gazon. Plus bas encore, on tombe sur la Promenade (en français dans le texte) et les Quai Bordeaux (car Bristol est jumelé avec), où des bateaux proposent des croisières sur la rivière Avon. Dans la série, c'est ici que Chris promet à Jal de ne plus dire « F.u.c.k ».

Dans le même coin, on peut croiser un personnage de la série Kenny – le SDF qui propose d'acheter Big Issue (un hebdo fait et vendu par les sans-abri). Nous, on achète. Il y a un article sur le ukulélé. Dans la série, ils n'achètent pas. En traversant un pont bizarre (cf. photo), on arrive en face sur Queen Square. Que Chris traverse, en diagonale, le jour où il décide de reprendre sa vie en main (plan en plongée).

Pour les trucs vraiment chouettes de la ville, on se dirige vers les hauteurs. Il y a l'Université très cotée. Avec les étudiant(e)s en uniforme – classe! Il y a aussi le Brandon Hill Nature Park: ici, sur le banc surplombant toute la ville, ses quartiers résidentiels, ses maisons de briques rouges (Bedminster), on a vu Cassie gober pêle-mêle des pillules et de la vodka bon-marché. Plus haut encore, on découvre le Suspension Bridge – massif et impressionnant – aperçu dans cette scène où Michelle et Effy papote en aplomb du pont.

Très peu pour la série du quartier richou, bourgeois-bohême de Clifton. Skins ne montre pas, ou peu, les quartiers huppés. Sauf, peut-être, dans le premier épisode où les (sales) jeunes saccagent une belle baraque d'Abi. La série omet aussi le côté Harry-Potter/Poudlard de la ville, car probablement trop propre. Niveau saleté, on appréciera aussi le quartier commercial de Broadmead, ses blocs de bétons. Là, Michelle se fait agressé par un gang de nanas harpies. Et Sid de se prendre une beigne féminine. Dans le centre commercial (un peu plus loin, un peu plus beau), Jal fait du shopping et achète une robe pour son concours de flûte, à Cabot Circus - le mall du coin.

Bristol, c'est Skins City; c'est aussi Sin City, la ville du vice : sexe, drogues et trip-hop. À Montpellier (un quartier de la ville), les dealers accostent les badauds sortis de pubs miteux - où les touristes défient les crânes rasés sympathiques au billard. Bristol, excentrée géographiquement à l'ouest sur la carte: la marginalité incarnée.

On a pas vu:
- les catacombes avec des soirées techtonik dedans

On a vu:
- les clubs d'aviron chics
- le Castle Park

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire