Nous nous attendions à rien. Juste à une soirée différente, voire divertissante. Compte-rendu du concert de Bat for lashes + Yeasayer, @ Colston Hall, Bristol.
La gueule de Lily Allen, la voix de Björk, la dégaine de MGMT : Bat for lashes –pseudo de Natasha Khan, 30 ans, brune– n’utilise pas ses charmes néo-babas pour éclipser une éventuelle vacuité de talent. Elle a le mérite de bien chanter. En tournée européenne et britannique avec son album Two suns réédité pour l’occasion, la belle a su rodé son show, jouant de convivialité avec le public (« I love you » depuis la fosse), de politesses so british (« hello », « thanks », « cheers », « bye ») et de lumières travaillées. Bat for lashes est le genre d’artiste à regarder plutôt qu’à écouter. Rien d’exceptionnel donc. Sauf la salle –type auditorium, classe, avec fosse et balcon– et ce type, cheveux blonds bouclés, qui foutait l’ambiance. Pendant tout le set, lui a secoué sa chevelure. Ian Lewis Jr, un américain rencontré un peu plus tôt, résume : « Les anglais ne bougent pas tellement. Certaines chansons étaient dansantes [ndla : 4 ou 5 quoi !] mais personne ne bougeait ». Sauf ce type.
La vérité Yeasayer
Quand les groupes français galopent encore après le son d’il y a cinq ans – celui des Libertines, au mieux celui des Foals –, les britanniques trottent sereinement en tête de peloton, prouvant once again que l’innovation musicale c’est leur dada. That’s la leçon que l’on peut tirer de Yeasayer. Le quintet pop-trash-electro –trop ?– néanmoins novateur assurait la première partie de BFL.
( Ps : To lash = fouetter, attacher.)
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