dimanche 25 octobre 2009

L'auberge européenne













MONDE_Le "oui" irlandais semble consolider aujourd’hui l’idée d’une citoyenneté européenne. Ah, oui ?

Oubliés les 53% du premier référendum, le Traité de Lisbonne a été largement approuvé lors du second. Dick Roche, secrétaire d'Etat irlandais aux Affaires Européennes, s'est du coup félicité d'une « victoire écrasante ». Tant mieux. Car l’Europe a souffert dernièrement (cf. le non à la constitution européenne). A titre anecdotique : le traité de Lisbonne prévoit pêle-mêle la création d’un poste de président de l’UE (mandat : 2 ans ; rumeur : Tony Blair), un renforcement des pouvoirs du Parlement pour un meilleur fonctionnement. Soit. What else ?

L’Europe est un fait – l’€uro pas encore : focking pounds (£). Cinq contrôles des billets à l’embarquement de l’Eurostar, une carte d’identité, zéro passeport, vingt minutes sous la Manche, l’espace Schengen est une réalité. Super ! L’Europe c’est super, c’est vrai, merci Robert (Schuman, bande d’incultes !). A Bristol, toutes nationalités confondues à l’auberge de jeunesse : Américain, Hollandaise, Hollandais, Français, Grecque, Allemand, Algérien, Britanniques, (Sud-)Coréenne, etc. (liste non-exhaustive). A Birmingham, dans la collocation : Français, Allemande, Britanniques. En plein melting-pot, y’a bon la construction européenne. Aujourd’hui, tout ce beau monde discute, en anglais of course. Jeunes et moins jeunes rencontrés nous raconte leurs différences, les clichés sur leur nationalité et façonnent ensemble une nouvelle citoyenneté européenne, voire universelle. Jacob, allemand, 19 ans, blond témoigne : « Il ne faut pas que les nouvelles générations recréent les vieilles rancœurs qui ont pu opposer certaines nationalités – j’en sais quelque chose ». Pas faux.

Génération Erasmus

Pas qu’une impression, ni un concept prétexte: la jeunesse mondiale partage des valeurs communes. La musique (The Strokes, Vampire Weekend avec Ian, Bat for lashes avec Tim, Le Peuple de l’herbe avec Elena, La bamba avec les espagnols), les films cultes (The Green Miles, Team America, rires et pleurs avec toute l’auberge), la débauche (Strongbow pour tout le monde!) rassemblent les gens. Y’a bon la mondialisation.

More than that, la nouvelle génération a su profiter à bon escient du programme d’échanges universitaires Erasmus. Depuis 1987, plus d’un million et demi d’étudiants sont partis bûcher à l’étranger. Revenant sourire aux lèvres et ouverts d'esprit. A noter: chaque année, la France envoie le contingent de têtes pensantes le plus important (environ 25000). Destinations favorites ? L’Espagne, succès de L’Auberge espagnole oblige, et le Royaume-Uni. Aujourd’hui, Erasmus semble avoir valider ses ambitions premières : favoriser la connaissance mutuelle et renforcer les liens entre Européens via le partage d’une expérience commune. Cool.

Unis dans la diversité, mon pote.



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