mercredi 4 novembre 2009

Good appetit, of course/ Bon appétit, bien sur.

















GASTRONOMIE_ Versez 100g de chauvinisme culinaire, 100g de fast-food cheap, 100g de cuisine britannique. Mixez. Avalez. Appréciez.
Je t’aime, moi non plus : ma relation à la nourriture british n’a pas toujours été réciproque, versant c’est selon dans la boulimie amoureuse ou le sadomasochisme épicé ; je m’explique.
Chapitre 1 : les fast-foods. Première leçon : les anglais mangent tôt. Gros petit-déjeuner le matin – le fameux english breakfast avec fayots, tomates, champignons, œufs, toast, bacon : les autochtones sont repus jusqu’à 17 heures. Sortie du travail, une pinte au pub, à 18-19 heures le diner est prêt. Fraichement arrivés, nous ignorions lesdites mœurs alimentaires et cherchions un restaurant vers 21 heures. Tous fermés, sauf Subway. La sandwicherie officielle de tous les coins de rue nous accueillait alors. Nous sélectionnâmes nos ingrédients, différents pourtant, trois soirs durant, le gout resta identique. Beurk. Overdose. Deuxième leçon : Mac Donald défie toute concurrence. 3,79£, le menu Best Of Big Mac. 0,99£, le Chicken Mayo. 0,99£, le douche-cheeseburger. 2£, un Big Mac et une moyenne frite. Alliant en plus une simplicité évidente de commande – « Hi, I’d like a meal, please. To eat-in, yes » – à un réseau wifi efficace pendant 25 minutes (pas plus), le géant américain a su s’imposer à nos estomacs.
Chapitre 2 : les spécialités. 1) Le Chicken Burger. Les Döner Kebabs ont rejoint Mac Do sur le marché du sandwich au poulet fris le plus prisé des fins de soirée. 2) Les plats préparés. Les supermarchés Tesco, Co-opérative food, Morrissons, Poundland (tout à 1£), Farmfood se partagent le bifteck sur fond de pubs avec Bob Dylan en bande-son. Au menu : du bœuf liquide. Passe mon tour. 3) Le Fish&Chips. Gouté chez un polonais à Camden (Londres). Verdict : dé-gueu-lasse. 4) Le curry à l’indienne. Du riz, du curry, du poulet (oui, ils aiment ça les roastbeefs !), de la tomate, des poivrons, du piment : l’affiche s’annonce prometteuse. Mais trompeuse. Spicy ? Non merci. Epargnez vos papilles gustatives, vos œsophages, vos estomacs et vos syndromes du colon irritable et passez votre chemin. Jouez-la petit joueur et tout devrait bien se passer. 5) A toad in a hole, by Ingrid Milanesi. La cheftaine a su me redonner goût à la vie avec sa recette brevettée. L’assiette comprenait six saucisses, de la purée, des petits pois bien verts, du yorkshire pudding et du jus de roti. C’était bon (Ndla : A toad in a hole signifie « Un crapaud dans un trou »). A noter : « Chez nous, le diner n’est pas une expérience sociale, où tout le monde se retrouve, discute. Jamais vous ne verrez ici un repas du dimanche midi s’éterniser jusque 16 heures » explique Ingrid. 6) L’english breakfast. Cf. leçon n°1.
Chapitre 3 : la traduction du menu. Pas toujours facile de savoir ce que l’on veut devant une carte. Encore moins facile lorsqu’on ne sait pas ce que ce que l’on veut veut dire. Vous suivez ? Exemple : chez le chinois, vous commandez des pates au poulet sauce aigre douce. Traduisez : noodles with sweet and sour chicken. Vous avez des pates accompagnées d’un espèce de caramel. Cause sweet means « sucré » in english. Autre exemple : what’s the fuck means pepperonis ? (@ the pizzeria). Chorizo ? Piments ? I don’t know. Conclusion : la nourriture est une histoire de bouche, de papilles, de palet, et de langue.
Epilogue : une bonne quiche lorraine, du coq au vin, du gigot d’agneau, du vin, du saucisson, du pain, du Boursin, une choucroute, de la soupe, une raclette, etc.

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